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Le carnet de Maroi · Dans le travail

Accueillir un apprenti commence avant son premier jour

Un artisan recrute, un jeune apprend un métier, le CFA suit sa formation. J'aime aider chacun à trouver sa place dans cette rencontre.

Quand un artisan me parle d'un recrutement, j'entends souvent plus qu'un poste à pourvoir. Il cherche quelqu'un avec qui travailler chaque jour, à qui transmettre un métier, sans toujours savoir comment dire ce qu'il attend vraiment.

Avant de se rencontrer

Je commence par lui demander à quoi ressemblera une journée de travail. Qu'est-ce que la personne pourra faire seule ? Qui lui montrera les gestes du métier ? Quand l'équipe pourra-t-elle prendre le temps de lui expliquer ? Ces questions semblent simples, mais elles changent la façon de préparer un entretien et d'accueillir un apprenti.

Le candidat aussi arrive avec une idée du métier, parfois différente de ce qu'il découvrira sur le chantier ou dans l'atelier. J'aime que l'on puisse parler des horaires, du rythme, des tâches et de ce qui s'apprend progressivement. Cela donne à chacun la possibilité de poser ses questions avant de s'engager.

Quand le CFA entre dans la conversation

J'ai accompagné des parcours d'apprentissage et pris part à des échanges avec un CFA aux côtés d'une entreprise artisanale. Dans ces moments, mon attention va autant à ce qui se passe dans l'entreprise qu'à ce que vit le jeune en formation. Les deux lieux se parlent parfois trop tard, quand une difficulté a déjà grandi.

Préparer un entretien avec le CFA, c'est retrouver des faits précis : ce qui se passe bien, ce qui coince, ce que chacun a déjà essayé. Je peux aider l'entreprise à formuler ses attentes et à entendre celles de l'apprenti et du centre de formation. Puis nous cherchons un prochain pas que chacun comprenne.

Après l'entretien

Un recrutement ne se termine pas à la signature. Il y a les premières semaines, les questions que l'on n'ose pas encore poser, les ajustements dans l'équipe. Je tiens à ce que l'on puisse refaire le point, sans attendre que tout se tende. Donner sa chance à un apprenti, c'est aussi lui faire une place pour apprendre et permettre à l'artisan de dire ce dont il a besoin pour transmettre.

Maroi

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