Je remarque parfois que l'on s'excuse d'être en colère avant même de raconter ce qui s'est passé. D'autres fois, on veut seulement que la colère disparaisse. J'ai envie de lui laisser une place, sans lui confier toute la décision.
Écouter le signal
Je ne cherche pas à supprimer l'émotion. Je demande ce qui a eu lieu : une parole, une décision, une attente déçue, une limite dépassée ? L'émotion donne une indication sur ce qui compte pour nous. Elle ne nous dit pas toujours exactement ce que l'autre voulait faire ni ce qu'il faut décider maintenant.
Dans un échange de travail, par exemple, la colère peut apparaître après une consigne changée sans prévenir. Il y a alors deux choses à regarder : la façon dont on s'est parlé et le problème d'organisation qui a produit la situation.
Choisir ce que l'on fait ensuite
On peut prendre le temps de redescendre avant de parler, puis nommer le fait précis et la demande que l'on veut faire. On peut aussi décider qu'une conversation doit avoir lieu avec une autre personne ou dans un autre cadre. Exprimer ce que l'on ressent ne signifie pas tout dire sur le moment.
Quand une émotion devient envahissante ou revient avec une intensité difficile à vivre, un professionnel de santé peut aider à comprendre ce qui se passe. Le travail que je propose ne remplace pas ce suivi.
Maroi
Chez ORCYA, je relie ce que vous ressentez à la situation concrète et à la décision qui vous appartient, sans vous réduire à votre émotion.
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